La ligne verte ou ligne
Attila
Commençons par un peu
d’histoire :
En 1878 l’île de Chypre est cédée par
la Russie à la Grande Bretagne, mais à
la fin de la seconde guerre mondiale, trois états désirent s’approprier l’île de chypre :
La Turquie, la Grèce, la grande
Bretagne
Les Chypriotes grecs sont en plus grand nombre dans l’île tant
désirée et des révoltes éclatent contre
les Britanniques. Ces derniers recrutent
donc des Chypriotes turcs pour
remplir leur troupe. En 1956 après que
la ville de Suez ait changé de mains les
Britanniques décident de renforcer leurs bases, qui sont toujours présentes et
après quelques accords les révoltes prennent fin. Un an après, en 1960, Chypre
devient indépendante, le pouvoir politique étant réparti entre un président
grec et un vice-président turc. Cette nouvelle société se voit attribuer une
place dans l’ONU cette même année.
Mais l’hostilité entre les chypriotes
grecs et turcs ne s’arrêtent pas pour autant dans l’île de chypre. Lorsque le
président Makarios tente de changer les lois, les deux communautés
s’affrontent, les listes de personnes assassinées
ou violées grossissent de jour en jour.
2 500 soldats britanniques ne
suffisent pas à calmer le jeu et en mars 1964 ce sont les casques bleus envoyés
par l’ONU qui s’interposent.
En 1974 Makarios est renversé par un coup d’état qui
est sensé réunir Chypre à la Grèce.
La Turquie trouve alors le prétexte
qu’elle cherchait tant pour envahir Chypre le 20 juillet 1974, elle s’empare du
nord du pays soit 30 pourcent du territoire. Elle trace une frontière, au nord
les chypriotes turcs et au sud les
chypriotes grecs. Nicosie, la capitale
est coupée en deux.
Ici commence l’histoire de la ligne
verte de 180 kilomètres, elle se nomme ainsi car un officier britannique a tracé au crayon
vert la séparation possible des deux communautés, on peut aussi la nommer
ligne Attila qui était le nom de l’officier qui a commandé l’attaque de Chypre.
En 2004 chypre entre dans l’UE.
En mars 2008 un passage s’ouvre dans Nicosie
traversant la ligne verte ; peut-être signe d’une prochaine entente entre
grecs et turcs.
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